jeudi 4 décembre 2008
C'est aujourd'hui ou jamais...
... qu'il vous faudra le préparer
pour qu'il soit fin prêt à déguster
pour les fêtes de fin d'année !
Je l'ai choisi bien gros, mon magret de canard
Et puis je l'ai placé sur un lit de gros sel dans un plat
et recouvert complètement de sel
Après 24 heures (ou une nuit, ça peut suffire) de ce régime à dessécher
je l'ai frotté avec un torchon propre
pour enlever tous les grains de sel
Il est maintenant prêt pour le second traitement
qui fera de lui un délice à grignoter :
Recouvrir de poivre au moulin :
Ayez la main lourde : oui, vous pouvez !
Vous pouvez même ajouter des herbes de Provence si vous souhaitez
(ou remplacer le poivre par les herbes, c'est à vous de choisir)
Cette fois-ci, j'ai testé des herbes Corses : un délice !
Emballé c'est pesé dans un joli torchon LZC,
direction le bas du frigo pour 3 semaines.
Vous l'aurez presque oublié....
et puis pour les repas de fêtes de cette fin d'année
il ne vous restera plus qu'à le trancher en fines lamelles
à grignoter à l'apéro, sur une salade, avec des pâtes...
A vous d'inventer !

Nous aimons tellement ce magret séché,
si facile, si peu cher à réaliser,
que j'en ai -presque- toujours un à déguster !
vendredi 17 octobre 2008
Rab' de tomates : rougail saucisses au menu
Moi qui pensais avoir mangé les dernières tomates d'Armand,
j'ai eu une belle surprise lorsque mon chéri m'en ramené une belle cagette le week-end dernier.
De quoi congeler encore quelques beaux spécimens,
déguster d'autres salades au goût de "reviendu" particulièrement appréciable...
... et faire un bon rougail saucisses.
J'ai donc décidé aujourd'hui de vous livrer ma recette :
un mix de la recette de ma maman réunionnaise,
de mon livre de Brigitte Grondin (moi, j'ai la 2ème édition, celui-ci est la 3ème)
et de ma propre pratique de cette recette que je réalise souvent, avec quelques variantes selon les produits que je trouve...
Pour 4-5 personnes, je cuisine 400 à 600g de saucisses fumées créoles (épiceries exotiques), voire plus selon les appétits.
- Si je n'en trouve pas, je prends des saucisses de Montbéliard ou une autre qualité de saucisse fumée... ça dépend à la fois de mon budget et du lieu où je fais mes courses...
Je hache en gros morceaux 3-4 gros oignons violets, ou bien des oignons doux des Cévennes, ou encore des oignons jaunes tout bêtes....
J'épluche 2 à 3 gousses d'ail que je pile au mortier avec du gros sel.
Il me faut bien-sûr 1 cuil. à soupe de "safran pays", appelé aussi curcuma.
Un "safran pays" de qualité fait toute la différence sur ce plat, tout comme le choix des saucisses d'ailleurs. Ne pas confondre avec le safran traditionnel !
Et enfin bien-sûr les tomates : 4-5 belles tomates mûres, épluchées et hachées.
Hors saison, j'utilise mes tomates congelées, et si par malheur je n'en ai plus, j'ouvre une boîte de tomates pelées au jus, de la marque Le Cabanon si possible, parce que "c'est la meilleure", m'a toujours dit ma maman.
La recette est simple : vous l'aurez compris, le succès dépend des produits...
Dans un premier temps, je fais bouillir de l'eau et j'y plonge les saucisses.
Quand l'ébullution reprend, je jette l'eau, histoire de dégraisser les saucisses...
Puis je les coupe en morceaux de 2-3 cm de large et je les fais revenir dans un peu d'huile. (on peut jeter l'excès de graisse à la fin de cette étape)
Je sors les morceaux de saucisses dorés de la cocotte, pour y jeter les oignons hachés en morceaux grossiers.
Une fois les oignons un peu dorés et fondus, je rajoute les saucisses, puis l'ail et le sel pilés et la cuil. de "safran pays".
Enfin, j'ajoute les tomates épluchées et hachées.
Je mélange bien le rougail, dont l'odeur remplit déjà la cuisine d'une odeur... comment dire, l'odeur de mon enfance, des repas dominicaux interminables, des repas "vite faits" du soir, des repas entre amis et des petits repas en famille.....
A ce moment-là, ça ressemble à ça :
Je ne peux vous dire avec exactitude combien de temps tout cela doit cuire, fondre, confire.... c'est la consistance qui vous guidera : au début, les tomates rendent leur jus... puis il faut réduire à feu doux et attendre que cela commence tout juste à "attacher" au fond de la cocotte. (35-45 mn de cuisson je suppose)
Le rougail doit "se tenir" dans l'assiette !
Alors que l'odeur appétissante se répand maintenant chez les voisins, je prépare le riz...
Mais pas n'importe quel riz ! Mesdames, oubliez le riz des supermarchés !!
J'ai toujours zappé ce rayon dans les magasins traditionnels car mon riz, comme toute créole (bon, d'accord, j'avoue, je suis une zoreil mais j'ai grandi au riz thaï, moi !! ), je l'achète en épicerie asiatique :
Riz "Phung Hoang" - Oiseaux Célestes, récolte de l'année précédente, en sacs de 5 kg ou 10 kg.
Indissociable du Rice Cooker et de sa boîte à riz...
Recto/verso : j'adore ma boîte de Valérie Nylin !
Et voilà, le rougail est prêt à être dégusté avec un peu de achards de légumes...
BON APPETIT !
mercredi 8 octobre 2008
La Der
Nous l'avons dégustée...
... savourée, appréciée cette dernière salade de tomates du jardin de l'année.
Simplement assaisonnée d'un filet d'huile d'olive du Domaine des Bastidettes
et de vinaigre balsamique,
de sel de l'Himalaya, d'un peu de Gomasio,
et de persil et basilic, elle est parfaite comme nous aimons !
Mais il ne s'agit pas de n'importe quelles tomates, s'il vous plaît !
ce sont celles du potager d'Armand.
Mon beau-père, pourtant âgé et fatigué, cultive un grand potager
où poussent toute la belle saison une grande quantité de ce légume-fruit dont je raffole :
Mais aussi :
Pour mon fistonet pour moi, c'est un vrai bonheur
de cueillir les fruits
mûrs et odorants presque chaque week-end,
de remplir les cagettes (cela ne m'empêche pas
d'emporter mon crochet ou mes aiguilles !)
Echarpe au crochet modèle Phildar (Frimas, crochet 3.5)
et de croquer sur place une belle tomate juste rinçée, encore tiède de soleil.
LA salade de l'été chez nous, c'est donc la salade de tomates, avec quelques variantes,
mais toujours assez simple dans sa préparation,
tant le goût de nos tomates est savoureux et se suffit à lui-même !
Ici : tomates toujours épluchées et épépinées, mozarella (fabriquée en France : n'achetez plus celles qui vient d'Italie ! voir ICI), persil, gomasio, huile d'argan qu'une amie m'a ramené du Maroc, un filet de vinaigre balsamique...
Avec une telle quantité de tomates à consommer, il faut penser congélation, c'est évident :
- Tomates à la provençale : une pincée de sucre, une pincée de sel, ail écrasé, persil, krispol pilé, parmesan, huile d'olive : au four et c'est prêt !
- "Chichoumé" : ratatouille sans poivron ni courgette. Je fais cuire oignons et aubergines en premier. puis je rajoute les tomates lorsque les aubergines sont déjà bien "fondues". Je laisse confire à feu doux le temps qu'il faut. J'ai fait cette fois-ci ma chichoumé avec des herbes corses : excellent !
- petit stock de tomates congelées, histoire de préparer toute l'année rougail saucisses et autres caris - je suis d'origine réunionnaise, vous l'aurez peut-être compris !
Peler, couper en deux et épépiner les tomates. Les placer sur un plateau pour les congeler, puis mettre en sacs.
Pour les repas entre amis, j'ai préparé à plusieurs reprises dans l'été des tomates confites.
Gros succès à chaque fournée !
Recette de "Julie cuisine à l'avance"
Avant cuisson (2h à four très doux)

Avec les aubergines, hormis leur utilisation dans la chichoumé, j'ai bien aimé cette recette de" zaalouk" à ma façon (sans piment) que nous avons dégusté entre amis sur des tranches de pain.
Quand aux bettes, nous les aimons comme ça,
avec lardons et tomates (heu... sauf Arthur qui trie et ne picore que les lardons !).
J'ai re-découvert ce légume récemment, il faut dire que je n'aime pas du tout les préparations classiques de ce légume en sauce blanche et autres crèmes, notamment ^^
J'espère que tout cela vous aura mis l'eau à la bouche !
lundi 22 septembre 2008
Un dimanche à la "Garrigue"
Notre "Garrigue", du côté de Béziers est une petite vigne de famille.
Impossible pour les citadins que nous sommes de nous occuper de cette terre,
mais cela ne nous empêche pas d'y aller régulièrement
faire le plein de raisins, figues, mûres, coings, amandes au fil des mois...
Il y a 15 jours
Hier,
Dernier jour de l'été,
Jour de vendanges
(par un ami de mon beau-père, qui est bien trop âgé aujourd'hui pour tailler ou vendanger)
La question qui se pose aujourd'hui pour nous,
c'est d'éviter d'arracher cette jolie petite vigne...
vous comprendrez sûrement pourquoi !
Le figuier a hier encore été généreux avec moi.
Il y a 15 jours, c'était déjà 2 plateaux comme celui-là :
En ramasser le plus possible,
en manger des tonnes,
avoir les doigts qui collent,
en offrir aux amis,
en congeler pour l'hier (avec du foie gras pour les fêtes ?)
et peut-être un peu de confiture de figues au thé comme l'an dernier ?
Laver délicatement les figues, les essuyer soigneusement, ôter les tiges dures, les couper en deux, les placer sur un plateau pour les congeler, et hop ! En sac quelques heures plus tard !
Et puis...
Pâte de coingts en vue - ne me parlez pas de gelée : j'aime pas !
ben oui, je sais, c'est un sacré boulot qui m'attends pour cette semaine !
Donc, récapitulatif de cette journée :
Oui oui, vous avez bien vu le plateau de tomates et aubergines :
la suite de ma cueillette du côté du potager sera pour un autre post.
En attendant, bonne semaine à toutes !

















































